Article paru dans le Bulletin de la Société archéologique du Finistère, année 1899, pages 15 à 25. Fac-similé numérisé par la Bibliothèque nationale de France.
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II.
LES ÉPIDÉMIES DÚ CAP-SIZUN (suite) '")
I. - LA PESTE DE LESCOFF.
1: -
Durant le moyen-âge, l'Europe a été, plusieurs fois,
visitée par la peste. La plus célèbre et la plus désastreuse de
ses invasions est celle du xive siècle, connue sous le nom de
• peste noire.
La Bretagne n'en fut pas exempte. Elle y fit d'affreux
ravages. C'est à cette invasion que se rattachent les pestes
d'Elliant et de Plouescat qui sont demeurées légendaires.
A une époque plus rapprochée, la peste devint endé-
mique. L'Europe se trouvait dans les mêmes conditions que
l'Orient aujourd'hui. La France, l'Angleterre, la Hollande;'
l'Allemagne étaient envahies par le fléau.. Paris et Londres,
comme Constantinople et Le Caire, le voyaient naître sur
place et devenaient des foyers de contamination : telle,
actuellement, Bombay.
Le mal se propageait surtout par les: relations commer-
maritimes.
ciales
Les marchandises, sortant des ports
contaminés, semaient la contagion șur la plupart des points
où elles étaient débarquées. Mais ces épidémies ne s'étendaient
pas dans l'intérieur des terres soit
à cause des me-
• sures prophylactiques employées, soit que le mal, ainsi
transmis, pour ainsi dire de seçonde main, eût perdu de
sa virulence.
Souvent aussi, les navires couvaient le mal dans leurs
flancs, Il se montrait une fois au large. Leurs équipages, jus-
(1) Cf. - Le Bulletin archéologique du Finistère (1893, T. XX. mémoire,
-- 16 -
qu'au dernier homme, ne tardaient pas à périr. Alors, drossés
par les courants, poussés par les vents, ces navires allaient
s'échouer au loin. Les riverains montaient à bord, et, avec
les dépouilles qu'ils retiraient du milieu des cadavres en
putréfaction, ils apportaient, chez eux, le mal qui ne tardait
pas à les prendré.
C'est ainsi que. la peste a dû se transmettre à la, pointe du
Raz. Les traditions et un chant populaire en ont gardé un
souvenir très fidèle, malgré le caractère mystérieux donné à
son invasion.
Un jour; un navire fut aperçu dans le raz de Sein, au gré
du courant, sans direction, amuré comme venant du Nord.
Une fumée blanche sortait de son pont et s'élevait dans l'air.•
Par le travers de Porzen; le long de terre, le vent souffla du
sud et fit pencher cette fumée vers la côte. Elle roula, en
tourbillonnant, dans la gorge de Porzen et le vallon de Bes-
trée, et s'étendit, comme un
voile, au-dessus de Lescoff et
des villages environnants.
C'était bien 'un voile de mort, apportant dans ses plis un
mal inconnu, qui prit bientôt un caractère surnaturel, mena-,
çant tout le monde, n'épargnant aucun de ceux qu'il avait
atteints. On l'appella
an drouli, le mal. Aujourd'hui on le
désigne encore sous le nom de Klenved-Lescon, la maladie
de Lescoll
. On crut le fléau
, envoyé par.Dieu pour punir la population.
. Aussitôt que la nouvelle de l'épidémie se fut répandue;.
tous les villages voisins, affolés; s'armèrent. Des gardes
furent placés, en avant du bourg, pour interdire toute com-
munication avec les endroits contaminés. Comme on es-
șayait, de nuit, de transporter; au cimetière de Plogoff, les
personnes qui mouraient de la maladie, ordre était.dònné de
tirer sur tous ceux qui voudraient passer.
- 17 -
La pointe du Raz,d'un côté entouré par la mer, de l'autre
isolée par des cordons de troupes, fut privée de toutes rela-
tions avec le reste de la contrée.
Que de scènes de désolation se sont passées, sur cette
pointe aride, de deux kilomètres de long, parmi cette popu-
lation, ignorante et superstitieuse, livrée à
• ses propres
• moyens, sans secours du dehors, en proie à ce mal inconnu,
pour lequel il n'y avait aucun remède, et considéré comme
une vengeance divine !
En quelques jours, la mortalité fut extrême.
On enterra d'abord dans l'église et le cimetière dé saint
Collodan. Mais bientôt - « cette église fut remplie jusqu'au
•« seuil, et le cimetière jusqu'au haut de ses murs ». - Des
travaux récents ont fait découvrir, sous le dallage de cette
chapelle, de nombreux ossements.
L'église de Saint-Michel, plus tard remplacée par un
ancien poste de gardes-côtes — « menaçait aussi d'être com-
ble. » — Mais les morts étaient si nombreux et la terreur si
grande, que bientôt on ne trouva personné pour ensevelir les
/
cadavres.
Quelques personnes
voulurent fuir la contagion. Deux
jeunes gens, entre autres, avant de quitter Lescoff, allèrent
se mettre sous la protection de saint Collodan. Ils étaient en
prières dans sa chapelle, appelée Ilis dianaou, l'Eglise d'en
bas, quand ils entendirent une voix, venant du ciel, les me-
nacer :
- « Fi a ielo lech ma karfed,
« Me a mo ar re 'meus choased! »
- « Vous irez où vous voudrez,
"J'aurai ceux que j'ai choisis. »-
On comprit qu'il n'y avait plus qu'à se courber sous la
main de Dieu.
Le fléau sévissait sous deux formes principales: les uns
étaient frappés du mal, les autres seulement marqués.
BULLETIN ARCHÉOL. DU FINISTÈRE. — TOME XXVI. (Mémoires): 2
- 18 -
Ceux qui étaient frappés tombaient sur la bouche et
mouraient en quelques heures, le long des routes, dans les
champs, au milieu de leurs travaux. Le laboureur tombait
dans le sillon qu'il venait d'ouvrir, et, dans l'horreur de son
agonie, ramenait, de ses doigts crispés, des poignées de
. terre sur son corps. Les femmes qui se trouvaient aux
champs, gardant les bestiaux, s'adossaient aux clôtures ou
• se cachaient dans les blés. Là, relevant sur leurs faces, leurs
tabliers, elles attendaient la mort qui ne tardait pas à les
venir prendre.
Ceux qui étaient seulement marqués devenaient noirs;
le mal leur donnait un peu de répit; mais c'était pour pro-
longer leur agonie. Ils se retiraient au coin de leurs foyers.
La fièvre les prenait; des bubons survenaient.
• Leurs proches se groupaient autour d'eux, résolus aussi à
mourir, car ils savaient que le mal, une fois entré dans une
maison, n'en sortirait — « qu'après en avoir fait le tour et
«. compté ses habitants, en quelque lieu qu'ils allassent se
cacher ». - Là, tant qu'une personne restait vivante, elle
entretenait le feu du foyer. La fumée, sortant de la chemi-
née, était, pour les voisins, l'indice que le mal n'avait pas
, encore achevé son œuvre. Lorsque la fumée cessait de s'éle-
ver, c'était le signe que tous les habitants étaient morts
Aussitôt on accourait pour murer les portes et les fenêtres.
Dans une maison du village de Kervaroc, on trouva un
petit enfant, seul survivant de sa famille. Son père, sa mère,
ses neuf frères, étaient morts. On le retira du milièu des
cadavres et on lui donna un petit gâteau. L'enfant s'en alla,
.le long de la routé, vers le bourg, roulant devant lui son
gâteau et chantant :
- « Ruill, ruill, ma goastellic,
« Ken a mo kaved ma nao brearic! »
- « Roulé, roule, mon petit gâteau,
• « Jusqu'à ce que j'aie retrouvé mes neuf frères ! » --
- 19 -
Il n'alla pas loin. Le mal le frappa avant d'arriver au
bourg, et il mourut sur place. On fit exception pour lui : ce
fut le seul atteint du mal qu'on enterra dans le cimetière ;
.- « Encore ne fut-ce qu'après de longs pourparlers ». -
• Lorsque le mal laissait aux moribonds quelques instants
de lucidité, ils priaient les saints d'intercéder pour eux. Les
. lemmes faisaient aux églises don de leurs objets les plus •
chers :
- « Ma zavancher lien guen,
«' Laked-ha var oter sant Colloden ;
« Ac va bros lien-moan,
! A vo gred da sant Bastian. »
- « Mon tablier de toile blanche
« Sera mis sur l'autel de saint Collodan ;
« Et ma jupe de toile fine
« Sera donnée à saint Sébastien. » -
Dans une restauration de la chapelle de Saint-Collodan,
on a trouvé des morceaux d'étolles anciennes, sans forme,
couleur, ni provenance connues ; il était d'usage de les
déposer sur l'autel, le jour du pardon. Ces étoffes ont au-
jourd'hui disparu.
Elle fut admirable de résignation, cette population ainsi
épróuvée. Au début un peu d'affolement, puis de la stupeur
devant les atteintes soudaines du mal; ce fut son seul acte
de faiblesse. Mais bientôt elle se reprit : — « le fléau' était
• envoyé par Dieu ; Dieu seul le ferait cesser quand il lui
« plairait ». - Elle se résigna à sa volonté, manifestant ses
souflrances, ses angoisses, par ces seuls mots: « - O goë !...
" Dieu!»— Aucune scène de révolte, ou de désespoir!
: aucun exemple d'égoïsme ! Il n'y avait aucun remède pour
le mal; mais les soins de la famille n'ont pas fait défaut ;
des actes de dévouement se sont même produits.
La seule crainte des mourants, c'était de n'être point enterrés
en terre bénite. D'après. la croyance, encore aujourd'hui
: - 20 ~
très répandue dans le Cap, l'âme du mort qui n'a point reçu
l'eau et la terre consacrées par l'Eglise est dévoyée, dianked.
Elle ne suivra pas sa destinée qui est de recevoir, selon ses
œuvres, sa récompense ou son châtiment. Elle vaguera, sous
différentes formes, avec pouvoir d'apparaître, jusqu'au mo-
ment où son corps aura reçu la terre du cimetière et l'eau du
bénitier auxquelles a droit tout chrétien sortant de ce monde.
Une femme et sa fille, atteintes du mal, s'étaient retirées
dans un champ d'avoine à Mesmeur. Quand on les retrouva,
la fille était morte ; on l'enterra sur place. La mère exprimait ,
sa crainte d'être aussi enfouie là ou elle allait mourir:
- « Na m' laked ked e touez ar c'herc'h :
« Avoalc'h zo ed p' eo ed ma merc'h ! »
- « Ne m'enterrez pas parmi l'avoine :
« C'est bien assez d'y avoir mis ma fille ! » -
. Alors un serviteur montra son dévouement :
na iaoc'h ked;
- « Nan ! tinti Lissen,
« Fi ial, da Blogon, d'ar vered ;
« Ac po, bep sul, dour beniget! »
- « Non ! tante Adélice, vous n'irez pas (au milien de
[l'avoine).
« Vous irez à Plogoff, au cimetière,
« Où vous aurez, chaque dimanche, l'eau bénite ! » -
Sa maîtresse morte, le serviteur la prit sur son dos pour
la transporter, de nuit, au cimetière du bourg, mais son
dévouement fut inutile : il fut tué par les gardes avant d'y.
arriver.
Déjà sept villages avaient péri : Kergarn, Kerveur,
Kereign, Kervaroc, Kôtiès, Kervassé et Foss-ar-Grill.
On y trouve encore quelques pans de murs, avec des po-
teries du moyen-âge. Les fornigels, sortes de. fours, cons-
truits dans le pignon des maisons, en arrière des foyers,
sont encore remplis de cendres, indices des feux entretenus
par les derniers survivants.
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Lescoff avait aussi perdu soixante personnes, plus des
trois-quarts de ses habitants.
On n'osait plus demeurer dans les maisons. Une partie
•des survivants s'étaient retirés, en dehors du village,
Poul-Denved, où ils avaient bâti des huttes. Une autre
parție vivait autour de feux, en plein air, à Parc-ar-C'houl-
med.
Enfin Dieu eut pitié dé cette population. Un jour, on
entendit une voix du ciel s'écrier :
- « An dud o vervel a druillou,
• « Ac an halédan e bord an henchou !.»
- « Les gens meurent par groupes,
« Et le plantain à larges feuilles au bord des chemins! »-
On chercha la plante : on en fit des remèdes, et bientôt
la maladie cessa.
La pointe du Raz était devenue presque un désert. C'était
rare d'y rencontrer un homme. On grimpait sur les talus
pour le mieux contempler.
Telle est la tradition que nous avons reproduite, en lui
conservant les sentiments manifestés par les conteurs,
IL!.
A quelle époque faire remonter cette épidémie ?
Quelle est son étiologie ?
• . Les personnes les plus âgées de Lescoff rapportent qu'elle
eut lieu, 7 ou 8 lignées, ou générations, avant elles, par
conséquent, aux premières années du xviie siècle. Un vieux
titre de 1634 parle de terres de Kermeur, l'un des villages
détruits appartenant au seigneur du Minvin, mais
mentionne pas les habitants de ce villaye. Les registres de
la paroisse de Plogolf sont de 1600 et n'en laissent aucune
trace. Il faut donc remonter au-delà.
. - 22 -
Or, en 1580, d'après de Thou, la peste gagna le nord de
l'Europe. En 1596, d'après Mercatus, elle était en Flandre,
d'où elle fut transportée à Santander. De 1596 à 1602, elle
pénétra dans 14 grandes villes d'Espagne et jusqu'à Lisbonne.
A cette époque, les relations de l'Espagne, avec le Nord
étaient continuelles. Il est donc possible que la maladie ait
de leurs navires
été introduite à la pointe du Raz; par un
désemparé, et pillé par les riverains.
Le mal avait deux caractères principaux: des pétéchies
et des bubons survenant principalement au cou. Il avait cela
de commun avec les pestilences, maladies sans définition
• comme sans remède, naissant en Orient et se répandant par
toute l'Europe.
IV.
Voici le gwerz composé à propos de cette épidémie :
GWERZ DROUK LESCON. ,
- « Eur batimant a zivar an Nord,
- Kenta ma tenas an drouk a eneb an ty
E oa e foss-ar-gril, e ty Fily ;
- Ac'hanon a.ias da Ri-vic,
Da Ru-biriou, da Ru-gorzic ;
Oud ar Ru-oras da Ru-forchic :
- Ac'hanon eo ed da Grei-Ker,
Ac a redas partout e ker.
- Ar ger a Lescon dianezet :
- Dianezet ty ar Chren
Ac ty Guichaoun ond a Gleden.
- Gad an aon arog ar c'hlenved,
• A oa gred lochou e Poul denved.
- Karged an ilis beteg an treujaou
Ac ar vered beteg ar muriaon ; •
- Karged a oa ilis an Dianaou,
.Oud an oter-vras, beteg an treujaou,
- 23 -
- Ac eben a vezo ive,
Ma na blij gad an otrou Doue.
.....
- Kris ar galon neb a voelje,
E tal croas Lescon, neb a vije,
- .O cleved ar glac'har ac ar gri
O tenna merc'h Lich Ambreck oud hi zy,
• Ne oa ken kraouadur nemed-hi.
- Mary Marechal, ac hi mam
A oa ed, da Vesmeur, e toue al lann.
- Lissen ar Rozen ac hi merc'h...
A oå kaved e toue ar c'herc'h...
- « Na_m' laked-ked e toue ar c'herc'h,
« Avoalc'h so ed, p' eo ed ma merc'h.» -
— « Nan, Tinti Lissen, ma iaoc'h ked,
« Fi ial da Blogon, d'ar vered ;
• .
.- " Fi ial da Blogon, a dra sur,
« Ac a po dour beniged, bep sul.» -
- ...
- « Ma zavancher lien chass-kân (sic)
« Laked-ha var oter sant Collodan ;
, - «Ac va bros calamân (sic)
« A ve gred da sant Bastian.
......... .
- « Ruill ! ruill! ma goastellic,
• Ken a mo caved ma nao breurik ! » -
- Tri-ugent a zo maro e Lescon,
Neus ed, nemed unan, da vered Plogón :
- Ur minorik d'an Normant
Ac e oa kals tud o kousant.
- An dud o vervel a druilou,
Ac an haledan e bord an henchou !
Ful labousic a lavaras, dre he gàn :
" E .Parc al-leur e ma an haledan !
" Au haledan e bord an henchou
" A refe d'oc'h ar remejou.
LE MAL DE LESCOFF.
.- Un navire venant du Nord,
- 24 —
- Le mal gagna la première maison;
A la Fosse-du-grillon, chez Fily ;
- De là, il gagna Ru-vic, (du latin vicus)
La rue des Jarelols, la rue de la Gorue.: (vallon)
La Grand'rue et la rue qui bifurque ;
- Puis le milieu du village
..
D'où il se répandit partoul.
- La ville de Lescoff dégarnie ;
…•••
- Dégarnie la maison de Cren
Et celle de Guichaoua, de Cléden,
- Par crainte du mai
On fit des huttes à la Mare-aux-moulons
- L'église est pleine jusqu'au seuil
Et le cimetière jusqu'aux murs.
- L'église, silvée sur la pente, était remplie,
• Du grand autel, jusqu'au seuil :
L'autre le sera aussi
S'il ne plait à Dieu (de faire cesser le mal.)
Cruel eut été le cœur qui n'eût pleuré,
Quand on sortait la fille de Louże Ambrek de sa maison :
Il n'y avait pas d'autre enfant qu'elle.
Marie Maréchal et sa mère
S'étaient retirées à Mesmeur; parmi la lande ;
Adélice Rozen et sa fille
Ont été trouvées parmi l'avoine :
« Ne m'enterrez pas parmi l'avoine,
« C'est bien assez de ma fille ! . -
• « Non ! tante Adélice, vous ne le sere% pas,
« Vous irez à Plogoft, au cimetière,
« Vous irez à Plogoff, c'est certain,
« Où vous aurez de l'eau bénite chaque dimanche.
...•.
Mon tablier de toile..
.(Ce inot m'est incounu)
Mettez-le sur l'autel de saint Collodan
Et ma jupe de........(mot inconnu).
Sera donnée à saint Sébastien.
Roule, roule, mou petit gateau,
Jusqu'à ce que j'aie retrouvé mes neuf freres.
- 25 -
Soixante ont péri à Lescoll,
Un seul est allé au cimetière de Plogon,
Un enfant mineur de Normant,
Du consentement de beaucoup de personnes.
Les gens mouraieut par bandes
Et le plantain à larges feuilles au bord des routes !
Un petit oiseau dit par són chant:
Dans le Courtil de l'aire se trouve le-plantaiu :
Le plantain qui pousse au bord des routes
Vous donnerait les remèdes.
Ce chant que j'ai mis plusieurs années à recueillir, et dont
il ne reste que des bribes, a perdu presque entièrement sa
forme et son mètre primitifs. Il a été adapté à deux épidémies
plus récentes ; elles leront l'objet de prochaines communica-
tions.
H: LE CARGUET.
Audierne, le 27 décembre 1898.
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